La photographie et moi.

Tout a commencé le jour où, petit garçon sage et obéissant, mes parents m'ont offert un instamatic pour ma communion. Ayant fini la pellicule en une heure et étant pris par une envie folle d'en acheter une autre, il a fallu que je patiente une semaine car j'avais déjà dépensé tout mon argent de poche. Très vite ce petit appareil s'est avéré insuffisant et mon cher papa, dans son infini bonté, m'a donné son Lubitel (appareil bas de gamme 6x6 pour les néophytes) qu'il a sorti du grenier. C'est alors que le virus s'est abattu sur moi, je ne pouvais plus m'empêcher d'appuyer sur le bouton, et cette maladie s'aggrave encore aujourd'hui de jour en jour, 25 ans après. Mais ce n'est pas tout, mon état de santé ne s'est pas arrangé lorsqu'en 1993 je suis venu voir des malades comme moi au club photo d'Objectif Image à Pessac qui m'ont refilé des microbes appelés développus filmus, tirus coloris, tirus noiros et blancas, viragos et j'en passe. Enfin bref, de la même manière que l'on dit qu'il existe certaines "bonnes" fatigues, je peux dire aujourd'hui que c'est une "bonne" maladie qui me permet de vivre des moments intenses, me rempli de joie et provoque beaucoup de rencontres enrichissantes. Certes il y a des moments de solitude en laboratoire mais toute passion a ses inconvénients. Je suis un autodidacte et c'est la revue "Chasseurs d'Images" qui m'a tout appris. C'est à force d'expériences pas toutes loupées que j'en suis arrivé à un niveau somme toute pas trop mauvais. Il est certain que si j'avais suivi une formation de photographe j'aurais perdu moins de temps, mais à l'époque je voulais garder cette activité comme loisir et ne pas en faire mon métier. J'avais des a priori et peur que le boulot tue la passion. Aujourd'hui à l'approche de la quarantaine, je le regrette. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire et je me lance en ce moment dans une collection de cartes postales qui me rapportera j'espère assez pour pouvoir me mettre à mi-temps et ainsi consacrer moins de nuit et plus de jour à la photographie. 

En dehors de la photographie (paragraphe moins passionnant pour les exclusifs de la photo)

Après une enfance et une adolescence dans la drogue, les petits casses et plusieurs gardes à vue... Non, ce n'est pas vrai, j'ai eu la chance de grandir dans un milieu favorable, entouré d'amour (peut-être un peu trop même), non pas un milieu aisé mais un bon milieu. Je disais donc... euh... oui, après une adolescence très chasse aux papillons, cabanes, camps, bricolage, Castor Juniors, Pif Gadget et un bac D, j'ai obtenu un DUT Génie Civil à la Rochelle qui n'a eu de "génie" pour moi que le chômage. Après quelques petits boulots à l'université de Poitiers, un BTS Informatique m'a permis de travailler deux années dans une société de services informatiques puis comme analyste-programmeur à la Poste à Blois et enfin à France Télécom à Bordeaux depuis 1989 où je suis actuellement à 80% pour pouvoir pratiquer un peu plus la photographie. A part la photo j'adore les randonnées en canoë sur la Dordogne, l'Adour, l'Ardèche ou le Lot et le Célé, c'est tellement dépaysant de partir une semaine à "l'aventure" sur une rivière. Je pratique de moins en mois le sport mais j'aime jouer au tennis et faire de la gym. J'ai essayé le squash, l'hydrospeed, le parapente, l'escalade, le foot dans ma jeunesse mais rien ne vaut la photographie, les soirées entre amis et le cinoche et le café-théâtre de temps en temps.

Voilà. Vous savez presque tout de moi, et vous ?

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